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Chroniques, chantiers et pistes de pionniers.

Mis en ligne : 13/04/2009
Mis à jour : 11/05/2009


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Revue d'articles publiés au sujet de l'AMGQ dans les médias gais
André Faivre   |   1992 - 1994   |   Média de publication
Loisirs / Sports

Revue d'articles publiés au sujet de 
l'Association des motocyclistes gais du Québec

principalement dans les médias gais (et dans le Moto-Nouvelles de la FMQ). entre 1992 et 1994


Troisième saison de l'Association des motocyclistes gais du Québec  -  Magazine Fugues : mars 1992
Gais en moto ?  -  Magazine RG : avril 1992, N° 115
La force dans la diversité  -  Magazine Moto-Nouvelles de la Fédération motocycliste du Québec : printemps 1992
Les motocyclistes gais du Québec : panorama d'une passion et d'une expérience  -  Magazine RG : été 1992
Notre quatrième saison de moto  -  Magazine Fugues : mars 1993
L'AMGQ fête ses 5 ans !  -  Magazine Fugues : mars 1994
Une première mondiale !  -  Magazine Fugues : mars 1994
Une descente à Québec !  -  Magazine Fugues : avril 1994
Des gais de salon ?  -  Magazine Fugues : avril 1994
Les Mot'Heures de l'AMGQ : ouverture de la saison de moto 1994  -  Magazine Fugues : avril 1994
Plaisir solitaire ou en groupe ?  -  Magazine Fugues : mai 1994
Invitation générale à la Fête !  -  Magazine Fugues : mai 1994
La monnaie gaie est en ville ! Une première mondiale !  -  Magazine Fugues : mai 1994
La plus grosse soirée depuis des mois.  -  Magazine Fugues : juin 1994
Escadron mixte  -  Magazine Fugues : juin 1994
Salut les motards !  -  Magazine Xtra (Toronto) : mai ou juin 1994




Troisième saison de l'Association des motocyclistes gais du Québec
Magazine Fugues, mars 1992


Ils sont près de cinquante gars, de Port-Cartier à Hull, de Val-Morin à Cookshire, qui ont déjà commencé à préparer leur machine et à graisser leur cuir, impatients de filer sur les routes du Québec et d'ailleurs. Leur saison s'ouvrira officiellement au tout début de mai par une invitation lancée à la vingtaine d'associations motocyclistes de la région métropolitaine. En octobre 1991, ça faisait du bruit dans le Village !

L'AMGQ est ouvertement gaie et s'est vite fait respecter au sein du monde de la moto. Les gars annoncent dans le MOTOGRAPHE (36 pages, 10 rubriques, des photos...) les sorties qu'ils s'organisent: initiative et imagination. Tu roules à ton rythme avec qui tu veux: on se regroupe à des étapes prédéterminées sur l'itinéraire. Aventure, liberté et camaraderie.

Routière, touriste ou sportive; américaine, japonaise ou européenne; 250 ou 1500 cc; première ou vingtième saison... un moteur entre deux roues, une tête dans un casque... c'est tout ce qu'il te faut ! Ca te tente mais tu n'as pas de moto ! Ecris-nous (nom, âge, poids, disponibilités et N° de téléphone) ! Il y aura sûrement un pilote qui s'ennuie sur sa machine.

P.S.: A tous les troisièmes mercredi du mois, les gars qui le peuvent soupent ensemble dans le Village, coin Wolfe et Lagauchetière.






Gais en moto ?
Magazine RG, avril 1992, N° 115


Oui ! Des « tapettes » en mobylettes ? Non ! Les motos ne sont pas roses et le cuir est noir. L'Association des motocyclistes gais du Québec (AMGQ) ne cache pas son caractère gai et s'est vite fait respecter dans le monde de la moto. Depuis trois ans, ils sont maintenant près d'une cinquantaine, de la Côte-Nord à l'Outaouais, des Laurentides à la Beauce, qui pilotent un Katana-750, un CBR 600-F2, un GSX-1100 ou un K-1, qui enfourchent un Nighthawk-450, un Shadow-800 ou un Softail-Springer-1340, qui roulent sur un GL-1500-SE ou sur un Fat Boy... Depuis le mois d'octobre, ils rêvent à leurs machines, impatients de se lancer à nouveau sur les routes du Québec ou d'ailleurs. Ils ouvriront officiellement leur saison 1992, au tout début de mai, par une invitation générale lancée aux associations motocyclistes métropolitaines. L'automne dernier, la police est venu voir ce qu'il se passait au bout de la rue Montcalm !

Les gars annoncent dans le journal de l'AMGQ (le MOTOGRAPHE) les sorties qu'ils s'organisent, ou bien ils se téléphonent en utilisant la liste des membres : un jour ou plus, en peloton de cinq ou en escadron de vingt-cinq. Aventure, camaraderie et liberté: chacun roule à sa vitesse avec ceux qui partagent ses habitudes de route : des étapes fixées sur l'itinéraire rassemblent tout le monde pour une visite, un repas ou le coucher... Et on repart.

L'AMGQ veut regrouper tous les motocyclistes gais du Québec, vétérants ou novices, mototouristes ou motomaniaques. Et même celui qui en rêve, qui n'a pas encore sa moto, trouvera peut-être un pilote qui cherche un gars qui sait se tenir. Motocycliste, demande le dépliant et le formulaire d'inscription ; passager, annonce-toi : nom, ville, âge, poids, disponibilités. C'est gratuit dans le MOTOGRAPHE. Soupers mensuels : troisième mercredi, 19h30, coin S-O Lagauchetière et Wolfe.






La force dans la diversité
Magazine Moto-Nouvelles de la FMQ, printemps 1992


Le croiriez-vous ? Environ 15 % de notre membership provient d'une autre association de la Fédération !

Combien d'associations de la Fédération acceptent facilement dans leurs rangs des « mordus » de différentes marques ou de différents styles de moto ? Combien d'entre elles favorisent la cohabitation des pilotes de moto sportive, des capitaines au long cours au commande d'une « grand-tourisme » et des cavaliers sur une routière américaine ou japonaise ? ... au café, dans la fête et sur la route ?

Il arrive qu'un motocycliste ait besoin de se trouver dans une gagne de « rouleux » où il se sent moins différent. Il arrive aussi qu'un motocycliste ait besoin de se retrouver dans un groupe qui lui ressemble. Ces phénomènes expliquent et justifient, par exemple, l'existence et le succès d'associations nationales (plutôt que régionales ou locales) de propriétaires d'une marque ou d'un style de moto particulier (BMW-QUÉBEC, GWRRA, AMAQ), qui occupent un champ professionnel (BLUE KNIGHTS : officiers de justice ; RED KNIGHTS : lutte et prévention contre les incendies) ou d'une mission particulière (BRO, AMTTV: défense des droits et des intérêts de motocyclistes).

Nous verrons peut-être à moyen terme la naissance d'associations de pilotes de moto-sportives ou de motocyclistes d'un secteur industriel ou para-publique et même, pourquoi pas, de motocyclistes qui auront le goût de rouler entre filles en laissant leurs hommes à la maison. Qui sait ? Il y a encore 45 000 gars et filles qui roulent en moto au Québec et qui ne sont pas associés à la FMQ.

A côté de ces motocyclistes qui se regroupent en fonction des besoins légitimes de leurs orientations motocyclistes ou professionnelles particulières, il existe des motocyclistes dont la principale force de regroupement est leur orientation sexuelle. C'est ainsi qu'est née l'AMGQ en mars 1989.

En utilisant la méthode de calcul reconnue qui chiffre à 10 % d'une population globale le nombre de personnes d'orientation homosexuelle, on pourrait dire que le bassin de recrutement de l'AMGQ est de 5 000 dans le monde de la moto et de 600 dans la Fédération ! Il est aussi admis, dans le milieu gai, qu'à peine 5 % de la population d'orientation homosexuelle va vivre ouvertement et publiquement son orientation sexuelle. Cela ramène à 250 le membership potentiel de l'AMGQ dans le Québec et à 30 dans la Fédération. Ces données statistiques sont précaires et prudentes parce que la société est en constante évolution. Elles ont cependant le mérite d'illustrer l'objet de cet article.

L'AMGQ veut accueillir tous les motocyclistes gais désireux d'ajouter un « plus » à leur vie de moto. L'AMGQ offre les avantages d'une formule basée sur l'ÉQUILIBRE entre la LIBERTÉ INDIVIDUELLE et la COHÉSION DU GROUPE qui caractérise ses politiques au sujet de la participation aux activités (libre), des règles de route (tu roules selon tes habitudes et tes affinités), de la prise de décision collective (scrutin postal) et de la gestion participative de l'association (22 % des gars sont impliqués dans la gestion de l'association !).

En plus des excursions en moto organisées directement par les membres à travers le Québec, les communications internes et les liens sont assurées par le MOTOGRAPHE (7 numéros par année), par le BOTTIN des membres, par une chaîne téléphonique, par des soupers mensuels et par un RUN annuel durant la première fin de semaine du mois d'août. Notre structure est minimale, le port de l'écusson, fourni avec l'inscription, n'est pas obligatoire, nos enveloppes sont discrètes, les gars savent vivre et tu peux demeurer membre « fédéré » de ton association actuelle. Deux conditions: être gai et rouler sur ta moto.

Nous acceptons des membres 12 mois par année. Documents d'information et formulaire d'inscription sur demande écrite au C.P. [...]






Les motocyclistes gais du Québec
Magazine RG, été 1992


Tu ramasses des gars de Port-Cartier, de Hull, de Ste-Agathe, de Rimouski, de Granby, de Québec ou de Montréal; tu mélanges celui qui roule dans le Village sur une grosse routière «custom» de 1300 cc, l'explorateur qui mange 30 000 km dans une saison entre le Québec, les Maritimes et la Floride et l'autre qui couche sa «bombe nippone» dans les courbes d'un «après-midi-aller-retour-Montréal-La Tuque»; tu ajoutes le «biker» qui frotte son chrome, le touriste qui charge ses valises, le mordu qui dort presque dessus; tu brasses ensemble étudiants, ingénieurs, bouchers, gérants, artisans, camionneurs, enseignants, graphistes, rentiers et sans emploi... et tu obtiens un produit bizarre, instable, plein de défis et bien vivant: l'ASSOCIATION DES MOTOCYCLISTES GAIS DU QUÉBEC (AMGQ).

Fondée en 1988 et incorporée l'année suivante, l'association compte aujourd'hui plus de 50 membres dont 40 % proviennent des diverses régions du Québec. Le premier objectif de l'AMGQ étant justement de maintenir un lien entre les motocyclistes gais, elle laisse au leadership de ses membres l'initiative de l'organisation spontanée ou planifiée des activités de moto. Pour ce faire, les gars communiquent entre eux en utilisant le BOTTIN et lisent le MOTOGRAPHE qui annonce, six fois par année, les sorties, favorise les échanges d'opinion et les informe des affaires de l'association et des communautés motocyclistes et gaies.

Les membres de la grande région de Montréal (Outaouais, Montérégie, Basses-Laurentides, Lanaudières, etc.) soupent ensemble le troisième mercredi de chaque mois dans une brasserie du Village. En plus des ballades que les gars choisissent de faire au hasard des rencontres ou des coups de téléphones, une dizaine de sorties d'un ou deux jours sont préparées selon un modèle qui favorise la plus grande accessibilité (coût, durée). Destinations diverses, itinéraires variés : autoroutes, routes secondaires pittoresques, chemins de campagne sinueux et accidentés; auberges, camping, bons restaurants, bar gai local; de mai à octobre.

L'AMGQ a adopté un code de route presque unique au sein des associations motocyclistes du Québec. Reconnaissant à chacun de ses membres la liberté et le plaisir de rouler selon ses propres habitudes de pilotage, l'association ne règlemente pas leur vitesse ni leur disposition sur la route. A chaque sortie, les gars se regroupent donc en pelotons de deux à cinq motos en fonction de leurs affinités personnelles et de leur style de conduite. Les itinéraires prévoient un certain nombre d'étapes obligatoires où tous les participants se rassemblent (pause, visite, repas) avant de repartir. L'AMGQ a pu ainsi accueillir toutes les catégories de motos et équilibrer le plaisir individuel de piloter sa machine et celui, plus social, de la camaraderie de groupe.

Deux fois par année, l'AMGQ invite tous ses membres à se réunir : en février, à l'occasion du Salon de la Moto de Montréal, elle tient son assemblée générale et, durant la première fin de semaine du mois d'août, lors d'un « run » qui se déroule dans une des belles régions du Québec. En 1990, près de Rigaud; en 1991, à Ste-Agathe; cet été, à St-Georges-de-Beauce.

L'AMGQ n'est ni un club social ni une agence de rencontre; réservée aux propriétaires de moto, elle s'implique dans la promotion du motocyclisme et s'associe aux organisations de défense des droits des motocyclistes comme l'Alliance motocycliste métropolitaine-AMM (plus de 1000 membres) et la Fédération de Moto-Tourisme du Québec-FMTQ (près de 120 associations). Cette insertion progressive dans le Monde de la Moto de la première et seule association motocycliste francophone ouvertement gaie en Amérique du Nord est une entreprise et une aventure qui mérite d'être racontée.

L'histoire débute en octobre 1990 quand André, président fondateur, et Marc, un brave de la première heure, se sont présentés au Congrès annuel de la FMTQ, à Drummondville, comme observateurs de l'AMGQ. Participation aux ateliers et à la plénière : remous, regards en coin, signes de malaise de plusieurs monsieurs et madames mais aussi de nombreuses manifestations d'accueil sympathiques. Les deux gars ne passaient pas innaperçus ! Les 500 délégués de la fédération discutaient de l'ouverture de leur FMTQ et des risques, pour la « réputation et l'image » de leurs associations moto-touristes, d'une éventuelle invasion de motocyclistes de toutes sortes... Devinez qui les réactionnaires citèrent en exemple : les méchants « bikers » sur leur Harley-Davidson et les « motocyclistes gais » -- il est dommage que la typographie ne puisse reproduire les contorsions et les grimaces de leur porte-parole quand il réussit à prononcer le mot « gai » . Il avait l'air d'avoir peur d'attraper quelques virus juste à ouvrir la bouche pour le dire.

A notre grande surprise, la moitié de la salle s'est mise à le huer pour lui dire de s'asseoir. C'est alors que nous avons remarqué, assis dans les deux rangées de chaises en avant de nous, ceux qui allaient devenir nos fidèles alliers et qui criaient le plus fort : barbus, type « armoires à glace » et « bedaine de bière », T-Shirt noir arborant la célèbre marque américaine (H-D), vocabulaire plus ou moins gracieux mais très éloquant... « On se fout qu'ils soient aux hommes ou aux femmes. Pour nous autres, ce qui compte c'est qu'ils soient en béciks »

De retour à Montréal, nous nous empressions d'envoyer notre demande d'affiliation à la FMTQ qui l'accepta officiellement en janvier 1991. Depuis, à travers la participation active de plusieurs gars de l'AMGQ aux différentes activités de la région de Montréal, l'association s'est intégrée rapidement dans un climat de respect et de camaraderie. La moto avait réuni des hommes et des femmes que rien n'aurait autrement rapprochés. Des gars et des filles sont venus nous avouer candidement que la présence visible des motocyclistes gais leur avait fait perdre bien des préjugés sur l'homosexualité et au sujet des gais en général (ex: mobilettes roses, cuirettes... ).

Une recette simple : être bien dans sa peau et avoir un solide sens de l'humour.

En octobre 1991 et en mai 1992, l'AMGQ a reçu des contingents de motocyclistes [non-gais] au K.O.X. ; les deux premiers membres honoraires de l'association sont des motards de l'AM de Tétreaultville ; l'actuel vice-président de la fédération montréalaise des associations motocyclistes (AMM) est un membre de l'AMGQ ; l'encadrement de la Parade de la Fierté Gaie du 13 juin a été assuré par un escadron mixte de motocyclistes de l'AMGQ et de l'AM de Verdun ; des gars (gais bien sûr !) de d'autres associations ont écrit pour joindre les rangs de l'AMGQ ; des motocyclistes « straights » lisent le MOTOGRAPHE... Autant de manifestations de cette acceptation nouvelle, progressive mais bien réelle des gais dans le Monde de la moto.

Au sein des communautés gaies, l'AMGQ poursuit un objectif corollaire : promouvoir le motocyclisme. L'association se fait un devoir d'accueillir et de supporter (information, conseils, accompagnement) le gars qui est sur le point d'acquérir sa première moto ou de rouler son premier kilomètre, autant que le vétéran, en mettant à leur disposition les ressources de ses membres : école de conduite, atelier de réparation, mécaniciens, pilotes d'expérience, références à des concessionnaires de confiance, etc... et, grâce à son affiliation à la FMTQ, la meilleure convention collective d'assurance-moto en Amérique du Nord.

L'AMGQ s'est aussi fédérée à la Coalition des organismes des minorités sexuelles du Montréal métropolitain, associant ainsi son membership aux dossiers de l'heure de la Coalition en y apportant son point de vue et son expérience particulière. Les motocyclistes autant que les gais appartiennent à une collectivité minoritaire, encore marginalisée et aux prises avec les préjugés, les craintes et les réactions émotives de grands secteurs de la population générale. Cette similitude a été un facteur d'acceptation de l'association gaie au milieu du motocyclisme montréalais (et, dans une moindre mesure, québécois). Les gens ont respecté nos « cicatrices » de vétérans des luttes sociales.

Les représentants de l'AMGQ, dans un esprit de double solidarité, cherchent à offrir à ses deux mondes d'appartenance les bénéfices des apprentissages acquis dans le processus de résolution des problèmes communs ou particuliers. Par exemple, certains éléments de la stratégie utilisée par la Coalition dans le dossier des relations entre les gais et la Police de la CUM ont été utiles au Comité métropolitain inter associations pour la levée des interdictions et des restrictions à la circulation et au stationnement des motocyclettes à Montréal.

Outre ces champs d'action « politiques » ou «militants», l'AMGQ a commencé à établir des contacts avec les motocyclistes gais francophones européens. Deux associations françaises correspondent régulièrement avec leurs « cousins » du Québec. A la lecture de la documentation qu'ils nous ont envoyée, il est et stimulant de constater que les situations d'une rive à l'autre de l'Atlantique sont souvent les mêmes et que les approches et les réalisations québécoises les inspirent beaucoup. D'autre part, l'AMGQ a déjà commencé à s'intérésser aux francophones de l'Ontario, des Maritimes et des états américains limitrophes.

Cette présentation de l'AMGQ ne saurait cependant être complète sans aborder sa raison d'être fondamentale : un gars et sa moto. Simple moyen de transport pour certains, agréable véhicule touristique pour d'autres, fauve à dompter ou prolongement mécanique de ses forces vives... chaque motocycliste exprimera à sa manière ce mystère qu'est la relation intime qui le lie à sa machine. La comparaison avec le cow-boy et son cheval est peut-être celle qui semble la plus valable. Mais il faudrait ajouter aussi celle de deux amants et même évoquer, dans certains cas, la dépendance aux psychotropes.

Il s'agit bien d'un mystère, de l'ordre de la RELATION, bien au dessus de la banale possession matérielle. Je vous inviterai donc, en terminant, à écouter parler ces « gars de moto ».

  • « Si je la perds, je n'aurai pas les moyens d'en avoir une autre. Je crois bien que j'en ferais une dépression. »

  • « Depuis que j'ai des troubles mécaniques, ce n'est plus pareil. Je ne me sens pas bien dessus. »

  • « Après le travail, une demie-heure de route sur ma moto et j'ai oublié tous les problèmes du bureau. C'est presque de la méditation. C'est l'hiver que je me rends compte de la différence ! »

  • « Mon chum a une moto. Moulé dans son cuir et couché sur sa moto, il me fait b*** »

  • « C'est ma quatrième moto mais c'est la première qui me va comme un gant. Je me sens bien dessus. Elle est faite pour moi. »

  • « T'aurais dû voir le gars que j'ai embarqué hier soir. J'étais littéralement coincé entre la moto, ses cuisses et ses bras. Plus j'allais vite, plus il serrait... »

  • « Avec ma moto, je ne suis plus le même gars. Depuis que je l'ai, elle a changé ma vie. »

  • « Moi, c'est la sensation de contrôle que j'ai ; même le trafic devient un plaisir: une espèce de défi de passer malgré tout. »

  • « A 5 000 tours, en quatrième, la vibration t'hypnotise. Le bruit du vent, les odeurs... c'est capotant. »

  • « J'étais un p'tit gars tranquille. Cette machine-là est venue me chercher en dedans ; je ne me reconnais plus. Je suis en train de découvrir un autre moi-même... que j'aime de plus en plus. »

  • « En fin de semaine, on était 10 à rouler en formation. Sur les petites routes, en passant dans les villages et à chaque fois qu'on arrêtait, je ressentais cette force qui se dégageait du groupe, de la symétrie des motos, du vombrissement des moteurs, lentement, comme un train imperturbable... »

  • « Je suis parti avec deux chums vers 20h00. Il faisait 25°. On avait le soleil couchant dans les yeux. On a filé comme un escadron de F-18 en se surveillant du regard dans nos rétroviseurs. Mon passager se tenait comme j'aime. Au fur et à mesure qu'on montait, le vent devenait plus chaud. Vers 22h00, on a caché les motos sur le bord de la route. On est allé s'étendre dans le champ, sur le flanc de la colline, couchés dans l'herbe, sous les étoiles... En repartant, les oiseaux avaient commencé à chanter. »






Notre quatrième saison de moto
Magazine Fugues, mars 1993


À chaque année depuis sa fondation, une quinzaine de gars viennent grossir la première et la seule association de motocyclistes gais de l'est du Canada. L'AMGQ débutera sa saison 1993 avec 65 « rouleux » et autant de « bombes », de « custom », de « touring » ou de « Harley ». C'est un peu beaucoup grâce à FUGUES qui affiche notre message régulier dans ses Petites Annonces.

Dès le mois de mars, c'est la descente vers Québec -- en mini-bus --, histoire de revoir les gars des régions de l'Est. La première fin de semaine d'août, c'est le grand « run » annuel. En 1992, à St-Georges-de-Beauce; en 1991, à Ste-Agathe. Cette année... ? Les gars organisent des excursions d'un ou deux jours, environ 2 fois par mois, entre avril et octobre. On se téléphonne et on part rouler, en toute LIBERTÉ, selon ses affinités et ses habitudes de pilotage : en commando de 2-3 motos, en peloton de 5-6 et, à l'occasion, en régiment de 16, 22 ou 30 machines.

Nous espérons que ces quelques lignes prêtées par FUGUES t'auront mis l'eau à la bouche et des étincelles dans les pistons. Si tu as une moto, où que tu sois au Québec, tu DOIS nous écrire et te joindre à l'une des plus dynamiques associations motocyclistes du pays. Vas voir notre annonce !




L'AMGQ fête ses 5 ans !
Magazine Fugues, mars 1994


L'Association des motocyclistes gais du Québec, incorporée en mars 1989, après deux ans de préparation, célébrera son cinquième anniversaire tout au long de 1994 : son premier kiosque au Salon de la Moto de Montréal, les 25, 26 et 27 février ; une soirée spéciale à l'Enfer du Mâle à Québec, le 5 mars ; un Banquet le 14 mai ; une vingtaine d'excursions de moto durant la saison, etc.

Afin de marquer de façon tangible et durable cette étape importante de son développement, l'AMGQ s'est doté des signes d'appartenance et des outils de promotion qui lui manquaient jusqu'à maintenant : un slogan « BIEN DANS MA PEAU SUR MA MOTO », un dépliant et une affiche en couleurs, son drapeau officiel, un « crest » (écusson porté sur le dos d'une veste), une épinglette, etc. De plus, afin de consolider son autonomie tout en augmentant sa visibilité dans le milieu gai autant que dans celui de la moto, elle a commencé à produire et à commercialiser sous le nom des « Productions MOTO GAI-BEC » des chandails inédits (T-Shirt et coton ouaté), des cartes postales et des cartes de souhait, des épinglettes, un calendrier, etc.

Partie d'une demie douzaine de pionniers et sans aucune autre publicité qu'une annonce régulière dans FUGUES et dans MOTO-JOURNAL, l'AMGQ rassemble aujourd'hui 66 mordus de la moto de presque toutes les régions du Québec, de Hull à Havre St-Pierre, de Jonquière à Sherbrooke, en passant bien sûr par Québec et Montréal : des gars de tout âge qui roulent au gré de leurs affinités et de leurs habitudes de pilotage, couchés sur leur « bombe » japonaise ou décontractés aux guidons d'une routière chromée.




Une première mondiale !
Magazine Fugues, mars 1994


Sous le nom des « Monnayeurs du GAI-BEC », l'AMGQ, grâce à son association à l'un des deux seuls numismates canadiens ayant le « pouvoir royal » de frapper de la monnaie (à part le Gouvernement du Canada), lancera au mois de mars la première pièce de monnaie de collection gaie au monde. D'une valeur de commerce de 5 $ (dollar de commerce), cette première émission est gravée du blason de l'association (face revers) et sous le thème de la prévention contre le SIDA-MTS (face avers).

Pour chaque pièce vendue, 2 $ sera versé à une maison pour sidéens-nes. Les pièces de qualité supérieure « fleur de coin », gravées en relief, sont frappées, fini antique (mat) ou numismatique (brillant), dans les six métaux communs habituels (bronze, laiton, cuivre, nickel-argent, cuivre plaqué argent et cuivre plaqué or) et en argent massif (quantité limitée). Les pièces en cuivre, plaquées argent et plaquées or seront aussi disponibles en version « pieforts » (double épaisseur/poids). Les pièces seront vendues à l'unité ou en série complète des six métaux communs, numérotées ou non. Les pièces en métaux précieux (palladium, or et platine) seront frappées sur commande seulement. La première frappe (1994) d'environ 500 pièces sera distribuée et mise en vente à Montréal, au Québec et sur le marché numismatique international. La promotion officielle annoncera les quantités offertes, les prix de vente et les modalités d'achat.




Une descente à Québec !
Magazine Fugues, avril 1994


Elle était planifiée depuis plusieurs semaines. Ils sont arrivés à Québec au cours de l'après-midi du 5 mars dernier, en provenance de Montréal, de St-Georges-de-Beauce, de Hull, de St-Hubert, de Jonquière et de... Québec. Avec tout leur équipement. Les propriétaires du MÂLE avaient été prévenus, même complices. La clientèle aussi ! Et ils étaient nombreux, ce soir-là, au « club-night » des motocyclistes de l'AMGQ. Les 9 gars du nouveau club Les Cuirassés de Québec étaient venus les accueillir : des excursions-moto en perspective pour cet été et trois nouvelles adhésions de motocycliste dans l'AMGQ.

Ces premières MOT'HEURES de l'AMGQ à Québec ont été un succès : sourires, pénombre, rythmes et beaux gars sympathiques... ambiance idéale pour les Monnayeurs du GAI-BEC (AMGQ) et leur présentation de la première monnaie de collection gaie au monde. Merci aux proprio du MÂLE, Denis et à Raynald, pour leur chaleureuse collaboration.




Des gais de salons ?
Magazine Fugues, avril 1994


Tout le contraire ! Ca prend des couilles pour tenir un kiosque pendant trois jours au Salon de la Moto de Montréal. Pas froid aux yeux, les gars de l'AMGQ ! 100 pieds carrés de visibilité et de promotion : les chandails, les écussons, les épinglettes, les drapeaux, la monnaie des Monnayeurs du GAI-BEC, les photos d'excursion, les itinéraires... Ça rapporte ! Beaucoup de curieux mieux informés, des préjugés qui tombent, des manifestations de sympathie (la descente du 17 !) et trois nouveaux membres. L'AMGQ planifie déjà son kiosque pour le Salon de 1995 avec un objectif audacieux : faire venir les gais au Salon de la Moto... au moins au kiosque de l'AMGQ.

L'AMGQ ne se distingue pas seulement des autres associations motocyclistes du Québec par son caractère gai. En fait, sa caractéristique et sa plus grande fierté, c'est sa formule qui permet de recruter et de garder ensemble des gars aussi individualistes et jaloux de leur autonomie que des motocyclistes... gais. L'élément principal de cette formule: LA LIBERTÉ ! Dans l'AMGQ, les gars sont libres de participer aux excursions et aux autres activités, ils sont libres de rouler selon leurs habitudes de pilotage, à la vitesse de leur sécurité ou de leur passion, libres de choisir leurs compagnons de route. Chez nous, pas de colonne enrégimentée, de pauses-pipi officielles, de formation serrée derrière le « cheuf », de courses macho ou de cortège touristique... mais des étapes au cours de l'itinéraire, où les moto-touristes (80-110 Km/h) rejoignent les moto-maniaques (1?? Km/h), où les deux, trois ou quatre pelotons (2-6 motos) se rassemblent, où on partage pendant 15-20 minutes ses impressions des kilomètres, des courbes, des odeurs et des paysages... avant de repartir découvrir un autre 80-120 kilomètres, vers l'étape suivante, le dîner ou le souper.




Les Mot'Heures de l'AMGQ : ouverture de la saison de moto 1994
Magazine Fugues, avril 1994


Tu ramasses les billets de tirage qui seront distribués gratuitement (!) partout dans le Village. Tu viens voir le spectacle d'acrobatie sur moto. Tu fais prendre ta photo polaroïd en « gars de bécik » ou en « racer » sur une « vraie moto » (on fournit l'équipement). Tu gagnes des prix. Tu fais cirer tes bottes ou graisser ton cuir par des mains expertes. Tu viens voir et toucher le cuivre, le laiton, le nickel, l'argent et l'or des pièces de la première monnaie de collection gai au monde.

Le 30 avril prochain, à 22 heures, tu descends aux KATACOMBES du K.O.X. et plus bas (!) jusqu'aux MOT'HEURES de l'AMGQ. Ce soir-là, pas de problème, c'est notre soir ! Avec ton jeans et un chandail NOIR, tu passes comme les gars qui portent du cuir, du latex ou un uniforme. Parole ! P.S.: Apporte tes billets de tirage !




Plaisir solitaire ou en groupe ?
Magazine Fugues, mai 1994


Y a-t-il quelqu'un de plus individualiste dans son plaisir qu'un motocycliste ? Pourtant, depuis 5 ans, l'AMGQ réussit à recruter et à garder ensemble des gars aussi jaloux de leur autonomie. Elle ne se distingue pas seulement des autres associations motocyclistes du Québec par son caractère gai. En fait, sa caractéristique et sa plus grande fierté, c'est l'élément principal de la formule qu'elle utilise pour rassembler des dizaines de « gars de bécyk » gais: LA LIBERTÉ ! Dans l'AMGQ, les gars sont LIBRES de participer aux excursions et aux autres activités, ils sont LIBRES de rouler selon leurs habitudes de pilotage, à la vitesse de leur sécurité ou de leur passion, LIBRES de choisir leurs compagnons de route. Chez eux, pas de colonne enrégimentée, de pauses-pipi officielles, de formation serrée derrière le « cheuf », de course macho ou de cortège touristique... mais des étapes prévues au cours de l'itinéraire. Ainsi les moto-touristes (80 110 Km/h) peuvent rejoindre les moto-maniaques (1?? Km/h) et les deux, trois ou quatre pelotons (2-6 motos) se rassemblent afin de partager pendant 15-20 minutes leurs impressions des kilomètres, des courbes, des odeurs et des paysages... avant de repartir découvrir une autre centaine de kilomètres, vers l'étape suivante, le dîner ou le souper. Si vous possèdez une moto ou que vous comptez vous en acheter une cet été, écrivez leur sans attendre afin de recevoir leur calendrier 1994 et le formulaire d'adhésion. (Adresse dans l'Intercom). BONNE SAISON !




Invitation générale à la fête !
Magazine Fugues, mai 1994


Les communautés gaies sont invitées à partager avec les motocyclistes de l'AMGQ le BANQUET DU CINQUIÈME ANNIVERSAIRE de leur association, samedi le 14 mai, dès 18 heures 30, à la Brasserie de la Mère Clavet (réservée pour l'occcasion), à l'angle des rues Lagauchetière et Wolfe.

Les gars de l'AMGQ célébreront avec fierté, entourés de leurs parents et amis-es, le développement de la seule association motocycliste gaie francophone des Amériques et l'une des plus importantes au monde. L'invitation est lancée à tous et à toutes et en particulier aux anciens membres que l'association n'a pu rejoindre. Un cocktail explosif, un souper servi en cinq services (boeuf bourguignon) bien arrosé par ½ litre d'un vin de qualité, une bière, le digestif et le café ; 1 700 $ de prix de présence offerts par les commerçants du Village et une épinglette souvenir... le tout dans une ambiance animée par les artistes de l'association. Pour participer à cette soirée spéciale et réserver votre place, envoyez un chèque ou un mandat de 30 $ (taxes et service inclus) à l'ordre de l'AMGQ, AVANT LE 6 MAI, au C.P. [...] Les billets réservés et payés seront remis à l'entrée. Aucun billet ne pourra être payé ni ne sera vendu à la porte.




La monnaie gaie est en ville ! Une première mondiale !
Magazine Fugues, mai 1994


Les Monnayeurs du GAI-BEC (AMGQ), grâce à son association à l'un des deux seuls numismates autorisés à frapper de la monnaie au Canada (à part le Gouvernement), lance LA PREMIÈRE PIÈCE DE MONNAIE DE COLLECTION GAIE AU MONDE ! L'événement aura lieu ce SAMEDI 30 AVRIL, au DONJON des KATACOMBES, à l'occasion de l'ouverture officielle de la saison 1994 de l'Association des motocyclistes gais du Québec.

D'une valeur de commerce de 5 $ (dollar de commerce), cette première émission est gravée au blason de l'Association sur sa face revers et sous le thème de la prévention contre le SIDA-MTS « VIVRE POUR ROULER - DÉROULER POUR VIVRE » sur sa face avers. Pour chaque pièce produite vendue, 2 $ sera versé à une Maison pour sidéens-nes choisie et annoncée bientôt.

Ces pièces de qualité supérieure « fleur de coin », gravées en relief, sont frappées en fini antique (mat) ou numismatique (brillant), et offertes pour 10 $ chacune dans les métaux communs habituels (bronze, laiton, cuivre, nickel-argent, cuivre plaqué argent et cuivre plaqué or). De plus, les seules 100 pièces émises en argent massif seront disponibles pour 45 $. Les pièces en cuivre, plaquées argent et plaquées or sont aussi frappées en version « pieforts », de double épaisseur/poids (15 $). Les pièces peuvent être achetées à l'unité, en série complète (50 $) des six métaux communs ou en série Prestige (65 $) composée d'un « piéfort », d'une pièce en argent et d'une pièce plaquée or, numérotées ou non. Les pièces en métaux précieux (palladium, or et platine) sont frappées sur commande seulement. Ces premières 560 pièces, frappées en avril 1994 à partir d'un programme officiellement enregistré de 3 538 pièces, sont distribuées et mises en vente à Montréal, au Québec et sur le marché numismatique international.

Alors le 30 avril, descendez au donjon des KATACOMBES di K.O.X. où se tiendront les MOT'HEURES de l'AMGQ. Vous aller voir, toucher et, pourquoi pas, vous laisser tenter. Les gais et lesbiennes de Montréal pourront commencer leur collection personnelle aux premières loges de cette double première mondiale. Ramassez les billets de tirage qui sont distribués gratuitement partout dans le Village et courrez la chance de gagner des prix lors des trois tirages qui auront lieu au cours de la soirée. Ce soir-là, pas de problème, avec un jeans et un chandail NOIR, vous pourrez entrer au donjon comme les gars qui portent du cuir, du latex ou un uniforme. Venez voir les SPECTACLES D'ACROBATIE SUR MOTO, faire prendre votre PHOTO POLAROÏD en « gars de bécik » ou en « racer » sur une vraie moto (équipement fourni sur place) ou faire CIRER vos BOTTES ou GRAISSER votre CUIR par des mains expertes....




La plus grosse soirée depuis des mois
Magazine Fugues, juin 1994


Samedi soir le 30 avril, aux Katacombes de la Station « C », les MOT'HEURES de l'Association des motocyclistes gais du Québec (AMGQ) ont connu un succès monstre. Nos motards gais ont démarré leur saison 1994 en ouvrant leurs carburateurs au maximum : tirages gratuits, cirage de bottes, graissage de cuir, 4 bar-man, photos sur moto, etc. Des dizaines de gars sont aussi venu admirer les pièces des Monnayeurs du GAI-BEC exposées sur une peau de cuir noir, étincelantes sous les feux de deux chandeliers à cinq branches. Tout un décor ! Plusieurs n'ont pu résister et ont commencé leur collection. L'AMGQ veut remercier tous ceux qui se sont entassés aux Katacombes et au Donjon ce soir-là. Les prochaines MOT'HEURES auront lieu en octobre pour clôturer une saison de plus de 15 000 kilomètres !




Escadron mixte
Magazine Fugues, juin 1994


Pour la troisième année consécutive, l'Association des Motocyclistes gais du Québec (AMGQ) offrira les services de son escadron de sécurité afin d'encadrer le défilé de la Journée de la Fierté Gaie et, en octobre prochain, celui de la Marche de la Fondation FARHA. En 1991 et en 1992, les motocyclistes de l'AMGQ avaient pris l'initiative, mais en 1993 ce sont les motards du SPCUM qui ont demandé la collaboration de leurs « confrères » gais !

L'escadron de sécurité de l'AMGQ intégrera comme d'habitude dans ses rangs des gars et des filles d'une association motocycliste « hétéro » (AMT Verdun) et, pour la première fois cette année, des filles de l'association motocycliste lesbienne qui vient tout juste d'être fondée à Montréal. Gars et filles, gais-es et hétéros, motocyclistes avant tout, ensemble pour célébrer la fierté des uns-unes, comme témoignage de l'acceptation mutuelle et dans la lutte commune contre le SIDA.




Salut les motards !
Magazine Xtra (Toronto), mai ou juin 1994


Salut les motards !

L'Association des motocyclistes gais du Québec a été fondée en avril 1989 et regroupe actuellement 70 motocyclistes qui pilotent des machines de toutes les marques dans toutes les catégories de moto.

L'AMGQ offre aux motocyclistes gais francophones des excursions hebdomadaires du 1 Mai au 1 octobre, un journal interne, la liste des membres et un tas d'autres activités mensuelles et annuelles et de services.

Chez nous, tu es libre de participer, libre de rouler avec qui tu veux et libre de piloter ta moto selon tes habitudes et tes habiletés.

L'AMGQ compte déjà quelques membres en Ontario (Ottawa, London, Oakville). T'es un gars bien dans sa peau sur sa moto, tu parles et tu lis le français ? Alors t'as ta place dans l'AMGQ ! Ca t'intéresse ? Tu veux en savoir plus ? Pour recevoir notre feuillet d'information et d'inscription, tu écris au C.P. [...].



NOTE AU LECTEUR

Certains des communiqués pour le recrutement de nouveaux membres ou la promotion d'une activité ont été publiés sous des versions différentes dans plus d'un média simultanément et/ou répétés deux ou trois mois de suite.

Malgré l'effet répétitif de leur lecture l'un à la suite de l'autre, ils illustrent l'effort soutenu et persévérant de l'AMGQ pour son recrutement et sa visibilité au sein des milieux gais.



Pages animées par Jacques Beausoleil, psychologue, et André Faivre, andragogue
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